Jeudi 15 janvier
Enfin arrivés à Puerto Iguazú et non contents de se dégourdir les jambes (enfin!!), nous nous dirigeons vers l'hostal Tierra Colorada et, à la vue de cet hébergement défraîchi, maudissons le Lonely Planet de ne pas avoir actualisé son guide depuis 2005 et du coup de nous avoir menés dans cette pension "chère" (pour notre budget), excentrée et peu accueillante... bref, nous prenons possession de notre chambre qui nous offre deux possibilités: essayer de dormir malgré la chaleur et l'humidité ambiante ou allumer le ventilateur pour rafraîchir la pièce au risque de devenir sourds...!
L'après-midi même, nous voilà partis pour le Brésil (ça en jette!) ou plutôt, nous passons la frontière brésilienne pour aller découvrir la vue panoramique des chutes d'Iguazú que propose le parc national brésilien. La première vue est impressionnante, à couper le souffle! Ensuite, nous suivons le sentier balisé qui permet d'avoir d'autres points de vue sur ce site gigantesque.
Ce jour-là, l'affluence est raisonnable et Yoan et moi sommes agréablement surpris de voir que les Brésiliens voyagent dans leur propre pays, au moins les plus aisés d'entre eux (!!)... nous le serons aussi du côté argentin.
Cette curiosité de la Nature vous en met vraiment plein les yeux et les oreilles... Et dire qu'on a hésité à y aller... c'eût été dommage!
De retour du Brésil à Puerto Iguazú, une petite balade dans cette bourgade frontalière qui se développe grâce au tourisme, s'impose. Il y fait très chaud et l'humidité tranche nettement avec la sécheresse de l'air madrilène que nous connaissons.
Vendredi 16 janvier
Le lendemain, le côté argentin des chutes et ses divers points de vues, son "paseo ecológico" et un vaste parc national nous réservent encore des surprises! Nous rejoignons dans un premier temps la passerelle qui mène à la Garganta del Diablo (gorge du Diable) depuis laquelle nous apercevons un alligator, des oiseaux tropicaux et... des touristes, en masse! Arrivés à proximité de la Garganta, on est d'abord frappé par le bruit, beaucoup plus intense qu'au Brésil et par le contraste entre le calme des eaux supérieures qui s'apprêtent à tomber de plusieurs dizaines de mètres et le grondement impressionnant que cette chute produit.
Chemin inverse sur la passerelle, un petit coucou à l'alligator qui n'a pas bougé d'un pouce et, en route pour le fameux paseo ecológico! Il s'agit en fait d'une demie heure en canoë pneumatique en direction des chutes en compagnie d'un guide du parc, bien au fait des spécificités de la faune et de la flore de la réserve.
Coatis
Silencieux, nous avançons grâce au courant, surtout, et à l'huile de coude du guide, un peu, dans la jungle tropicale espérant entrevoir un animal inconnu dans nos contrées. En vain... L'heure est assez mal choisie (un lever un peu plus matinal aurait été nécessaire!) mais nous en profitons bien quand même.
Nous nous engageons ensuite sur les passerelles et chemins aménagés qui offrent des vues impressionantes sur les 2.5 kms de longueur des chutes: le paseo superior, plus court, qui permet de surplomber le site et le paseo inferior qui offre des vues aussi variées qu'époustouflantes.
Sous une pluie tropicale, nous rejoignons en fin d'après-midi Puerto Iguazú. Bref retour aux bercails, repas rapide, bagages et une bonne nuit avant de prendre la route, le lendemain, pour Salta, ville principale des Andes argentines.
Samedi 17 janvier
Les 24 heures de bus sont passées comme une lettre à la poste si l'on oublie quelques pleurs d'enfants pendant la nuit, deux repas médiocres voire suspects et une irréprescible envie d'être arrivés!!
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