jeudi 12 février 2009

Sydney, Australia

On ne sent pas vraiment le décalage horaire en descendant de l'avion mais après avoir passé la douane, récupéré les sacs, pris le bus pour Central Station et nous être trompés de train pour rejoindre Newtown, quartier de notre auberge, la fatigue a commencé à se faire sentir! C'est dimanche soir, le quartier est tranquille, il fait (encore!) beau (29 degrés) et nous sortons manger quelque chose et découvrir Newtown. Ensuite, une sérieuse envie de dormir nous prend et nous rentrons à la chambre. Nous nous réveillons à 6h00 du matin sans moyen de refermer l'oeil! Ce sera ça pendant 3 jours!

A notre réveil, le temps a changé: il fait gris et plus froid ce qui contente l'Australie tout entière, frappée les jours précédents par les incendies les plus violents et meurtriers de son histoire.
Le temps nous est compté: nous n'avons que 2 jours pour prendre contact avec la ville de Sydney. Nous nous mettons en route apres un petit déjeuner 'so British' qui nous rappelle que nous sommes bien dans le Commonwealth de Queen Elizabeth II.
Sydney est une ville agréable, ouverte sur la mer (c'est le moins qu'on puisse dire!) et très vivante. Durant ces 2 jours, nous en aurons un apercu rapide: balade entre The Rocks, l'Opéra, The Royal Botanic Garden, Darling Harbour, Manly et Newtown.

Having fun with the Opera!
A 13h00, alors que nous nous apprêtons à quitter les marches de l'Opéra, nous assistons à une scène apparemment quotidienne: des centaines de joggers directement descendus des bureaux avoisinnants se mettent à faire des allers-retours en courant, sautillant... entre les escaliers de l'Opéra et ceux du jardin royal. Bizarre... Pas vraiment car ici, tout le monde fait du jogging, a été faire du jogging ou va aller faire son jogging... ici, on court à toutes le heures du jour et de la nuit! Ici, c'est pas Métro-Boulot-Dodo mais Ferry-Work-Work out!! Mais ils ne dorment pas ces gens? Bref, tout cela nous laisse perplexes et nous cherchons, "en flânant", un endroit pour avaler notre pique-nique.
L'après-midi, le temps se couvre un peu plus mais nous ne perdons pas espoir de voir l'Opéra sous le soleil. La journée se termine sous quelques gouttes de pluie et... sur les rotules! Díner dans un resto africain et au lit, comme les poules, à 10h00!

Le lendemain, il pleut dès le matin mais notre programme est bien défini et nous ne le changerons pas pour trois gouttes de pluie: ferry pour Manly, on met les pieds dans l'eau à la plage des surfers et après-midi à l'impressionnant et gigantesque aquarium de Sydney pour finir, en soirée, par le classique et non moins émouvant Madame Butterfly de Puccini à l'Opéra!

Argentine. Quelques photos en vrac...


La Boca, Buenos Aires


La fameuse Catedral del Tango (Buenos Aires)


Concert, la Catedral del Tango (Buenos Aires)


Chutes d'Iguazu


Chutes d'Iguazu


Parque nacional de los Cardones (entre Salta et Cachi, dans les Andes argentines)


A Salta


Vers l'Aconcagua


Sur la route de l'Aconcagua


Cerro Aconcagua depuis Plaza Francia (4.200m)
Paysage de Patagonie
Glaciar Perito Moreno
Encore le Glacier!
On va camper!
Depuis la Laguna de los Tres
Vers la Laguna Sucia
Camping dans le Parque nacional de los Glaciares
Soleil couchant sur le Fitz Roy
Vue panoramique sur le Fitz Roy, le Cerro Torre et leurs voisins


De retour d'El Chaltén


Soirée d'adieux avec les Argentines (Flopi et Naria) et les Bretons (Gwenael et Anna)

Dernière soirée à Buenos Aires

Le 6 février, atterrissage à Buenos Aires pour un séjour de quelques heures histoire de dire aurevoir à la capitale argentine et surtout à María, de passer une dernière soirée à la Catedral del Tango et de revoir nos amis bretons Anna et Gwenaël.
Rapide apéro à Puerto Madero (qu'on ne connaissait pas encore!) assorti d'une explication sur le Puente de la Mujer et son architecture bien particulière et on file vers la Catedral où cette fois-ci personne ne va danser... Niveau trop élevé sur la piste! Pas de "Revancha del Tango" pour Yoan! Retour vers 5h30 à notre auberge pour dormir quelques heures avant de se diriger vers l'aéroport et quitter notre désormais très chère Argentine!


Apéro à Puerto Madero

Les 14h30 de vol pour Sydney sont passées comme une lettre à la poste; Qantas y est pour beaucoup! On nous distribue un programme de vol, on nous sert de bons repas et, à disposition: plus de 50 films récents, séries, programmes d'information, reportages... Pour moi ce sera " Il y a longtemps que je t'aime", "Vicky Christina Barcelona", Les Experts (Tif, celui où ils retrouvent une petite fille dans une boîte en carton sur un parking!) et un docu sur l'Open d'Autralie. Qantas a bien soigné notre léger mal de tête de la veille et nos carences cinématographiques des derniers mois... Merci Qantas! (il nous reste 2 vols avec eux!).

mercredi 11 février 2009

El Chaltén. Au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre

Autant El Calafate manque de caractère et pâtit de son aspect très touristique, autant El Chaltén, plus jeune ville d'Argentine, jouit, en plus d'une situation exceptionnelle, d'un très bon état d'esprit. Comme Fonzy, cette ville est cool!
El Chaltén semble peuplée de randonneurs qui vont et qui viennent ou plutôt qui vont et qui reviennent. Qui vont vers les 3 ou 4 chemins qui partent de la ville et qui en reviennent après 1, 2 ou 3 jours de marche. La plupart des restaurants et le bar principal de la ville sont joliment décorés et servent des produits de qualité. Mais, nous ne sommes pas venus jusqu'ici juste pour boire de la bière et manger du cordero patagónico mais pour randonner et s'approcher du mythique Mont Fitz Roy et du non moins impressionant Cerro Torre.
Nous voilà donc, avec tente, sacs de couchage et nourriture sur le dos, en route pour deux jours de marche dans le Parque nacional de los Glaciares.



Premier jour: direction le Fitz Roy. Nous montons vers la Laguna de los Tres d'où nous devrions profiter d'une vue imprenable sur le Fitz Roy. Ce fameux Fitz Roy nous paraît d'autant plus imprenable que son sommet se cache derrière d'épais nuages qui semblent scotchés à la paroi rocheuse. Nous n'allons quand même pas nous plaindre, la journée est ensoleillée et dans cette région connue pour ses vents forts, ses précipitations et ses brusques changements de temps, c'est une grande chance de pouvoir profiter d'une telle météo.





Deuxième jour: direction le Cerro Torre ou plutôt la Laguna Torre qui se situe au pied du Glaciar Grande lui-même en contre-bas du Cerro Torre et des sommets formant le cordón de las Adelas. Le Cerro Torre, dénommé ainsi par M. Perito Moreno en raison de sa forme est une impressionante aiguille rocheuse surmontée d'une calotte de glace et son ascension est réputée encore plus ardue que celle du Fitz Roy. Pour la petite histoire, une des premières tentatives d'ascension a eu lieu en 1958, par Walter Bonatti et Carlo Mauri . En 1959, c'est la controverse. Toni Egger et Cesare Maestri tentent l'ascension. Toni Egger meurt dans la descente et Cesare Maestri, retrouvé blessé quelques jours plus tard, prétend avoir atteint le sommet mais les photos ont disparu avec le corps de Toni Egger et sa parole est rapidement remise en doute . Carlo Mauri, membre de l'expedition de 1958, estime l'ascension impossible et ses déclarations ajoutent à la controverse. Vexé et pour faire taire les suspicions, Cesare Maestri organise en 1970 une nouvelle expédition mais s'arrête au pied de la calotte glacière formant sommet considérant cet élément comme éphémère. Les alpinistes Casimiro Ferrari, Daniele Chiapa, Mario Conti et Pino Negri (Italie) réaliseront la première ascension "complète" en 1974.
Nous profitons de notre pique-nique en pensant à toutes ces expéditions et en admirant ces sommets presque inatteignables.



En fin de journée, nous arrivons à El Chaltén, heureux d'atteindre enfin le village après ces deux journées de marche bien remplies. Le lendemain, le soleil brille à nouveau et une petite promenade nous permet d'accéder au Mirador de los Condores d'où nous admirons l'ensemble de la chaîne montagneuse et le petit village d'El Chaltén. Encore une fois, les nuages sont absents et la vue dégagée. Quelle chance!!!

Patagonia. El Calafate et le Glaciar Perito Moreno



Samedi 31 janvier.
Arrivée à 13h00 à l'aéroport d'El Calafate. Nous nous rendons compte qu'ici, où la saison touristique ne dure que 2-3 mois, tout est fait pour soutirer de l'argent aux touristes! On était prévenu et ça se confirme! Nous nous occupons des aspects organisationnels (réservations à El Chalten, billet de bus, courses, etc.) avant d'aller nous reposer pour être d'attaque le lendemain et faire connaissance, dans de bonnes conditions, avec le Glaciar Perito Moreno.

Dimanche 1er février.
Nous avions réservé depuis l'Europe ce 'tour alternativo': petit comité, une guide très sympathique, un trajet un peu 'alternatif' par la piste qui nous a permis de découvrir des paysages magnifiques et de nous arrêter chez "le Basque d'El Calafate" (Gaëlle, j'ai une photo avec lui (voir ci dessous... mission accomplie... qu'est-ce que j'ai gagné?).
Le Basque d'El Calafate

Ce fameux descendant d'immigrés basques espagnols (passé sur France 2 il y a peu!) nous a raconté l'intéressante épopée de ses ancêtres, notre prise de contact ayant commencé par un questionnement sur la présence de l'écusson de l'Atlétic Bilbao dans son estancia (et du béret sur sa tête!). Il nous a donc expliqué qu'au début du XXème siècle, ses arrières grands-parents émigrèrent du Pays Basque en Uruguay où ils demeurèrent quelques années avant de descendre vers les terres inconnues du sud argentin où ils finirent par poser leurs valises. Au début des années 30, ils se lancèrent dans la construction d'une maison (située en contrebas de leur estancia actuelle); cette construction supposa nombre de voyages à Rios Gallegos (3 mois A/R) où ils s'approvisionnaient en matériaux pour qu'enfin en 1937 la demeure fut terminée et que l'année suivante ils la quittent pour cause d'inondations dues à la fonte subite du glacier voisin!! (photos de la famille les pieds dans l'eau à l'appui!)
A l'intérieur de l'estancia du Basque
A l'extérieur de l'estancia

Paysages typiques de Patagonie

Aujourd'hui les terres de ses ancêtres sont divisées entre lui et son frère qui possèdent chacun 2.000 hectares ce qui est tout juste suffisant pour que leurs bêtes (moutons et chevaux) paissent à leur guise. Ici, la surface compense la pauvreté du sol. Après un dernier échange sur ses découvertes paléonthologiques (os de dinosaures, morceaux de fossiles de carapaces de tortues préhistoriques, etc.) nous reprenons la route vers le Parque nacional de Los Glaciares. Après notre entrée dans le parc, c'est à la sortie d'un virage que nous découvrons le Glaciar Perito Moreno. Impressionnant!
De loin!


De près!
Un peu plus tard, nous profiterons de la 'navegacion', promenade d'une heure qui permet de s'approcher du glacier et de le longer, dans l'espoir de voir (et d'entendre) un bloc de glace craquer, se fendre et se détacher pour enfin tomber dans le lac. Nous avons été chanceux. Un spectacle grandiose!


Yoan pendant la 'navegacion'... encantado de la vida!
Le glacier avance de 2 mètres par jour au milieu et de 50 cm sur les extrémités; c'est dire si l'activité au sein de cette immense masse (257 km2) est importante et comme les journées sont rythmées par les nombreuses chutes de blocs de glace.


Plus tard, nous jouissons des divers panoramas que nous proposent les sentiers du parc, toujours à l'affût d'un craquement plus important que les autres ou d'un bloc sur le point de venir s'ajouter aux eaux du Lago Argentino. Avant de sortir du Parque nacional, nous croisons nos amis bretons, Anna et Gwenaël (de Pont-Scorff! Frere et soeur tres sympa qui étaient dans le fameux Madrid -Buenos Aires du 10 janvier!!). On se met d'accord pour le dîner du soir: ce sera soirée style "Erasmus" avec Vicky l'Anglaise aux fourneaux, qui entend bien cuisiner pour les 10 personnes que nous sommes; tous très 'fair play', aucun n'a prévu de solution de repli, dubitatif face a la gastronomie anglaise... et nous avons bien fait: repas réussi! Good job Vicky!

Transit par Buenos Aires, le 30 janvier.


Le crocodile du MALBA
Buenos Aires, sous la pluie. Pause douche, organisation des sacs et Internet chez María, mais sans María.

L'après-midi pluvieux, comme souvent en ville, nous invite à la visite d'un musée; nous allons donc au MALBA, musée d'art contemporain d'Amérique latine de Buenos Aires. Un petit bijou tant par son architecture que par son contenu. Retour chez María, toujours sans María mais cette fois en compagnie de Flopi, sa soeur, avec qui nous partageons le dîner. Entre cuisine, impressions sur notre périple, photos, il est déja 1h30...la nuit sera courte! Lever prévu à 4h30 pour décoller à 6h30 pour la Patagonie. Fin de nuit dans l'avion...

Des nouvelles d'Ulysse...



Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Ulysse, nous vous invitons à lire le message publié avant notre départ le 06 janvier 2009.

Pour ceux qui le connaissent déja et qui s'inquiètent de ne pas avoir de ses nouvelles, nous tenons à vous rassurer: pour lui aussi tout va bien! Ulysse nous suit dans toutes nos aventures et en prend plein les mirettes avec nous!

Farniente à Mendoza


Spectacle de cirque sur la Plaza de Independencia de Mendoza

Le lundi 26 janvier, lever avec courbatures mais avec, en perspective, 3 jours de farniente sous le soleil de Mendoza!
Afin de mieux profiter de la ville, nous déménageons vers le centre. Nous arrivons donc Calle Sarmiento à l'hostel Adventure Park où nous faisons la connaissance de Leo et Nacho, deux types très sympa, le premier très pro tout comme le second qui, en plus, profite de son job pour draguer "les petites Anglaises"... nous le voyons à l'oeuvre.
En deux heures de temps, les lessives sont en route, les courses au marché terminées et nous voilà de retour à l'hôtel pour déjeuner et rédiger toutes nos belles journées passées.



Mardi 27. Après un lever tardif, nous atterrissons au ricon de comidas du marché devant une belle pièce de boeuf, bien à l'abri de la pluie et de l'orage qui sévit maintenant dehors! Les gens s'étonnent, s'agitent dans tous les sens et en a peine le temps de le dire, le marché s'inonde... Mendoza, en plein désert, connue pour ses précipitations quasi nulles en été, nous aura bien surpris!
Dans l'après-midi, alors que la ville se remet peu à peu des pluies diluviennes (boutiques inondées, rues impraticables...), nous écoutons avec beaucoup d'intéret un archéologue du museo del area fundacional de Mendoza, qui nous accompagne en sous-sol de l'ancienne place centrale où est conservée la fontaine et le réseau d'eau potable de la ville, datant tous deux d'avant le tremblement de terre de 1861 qui détruisit et ensevelit toute la ville. Cet archéologue passionné est ensuite resté un bon moment avec nous dans l'enceinte même du musée (qui malheureusement pour nous, était en rénovation) à échanger avec nous sur l'empire inca, ses origines, puis l'Histoire argentine, les colons espagnols et plus encore.
Sur le chemin du retour, nous faisons une halte chez une caviste repérée le matin. Nous accueille Roxana, la maîtresse des lieux qui, après nous avoir presenté sa gamme de vins issus de petites bodegas locales, nous conseille, pour visiter des vignobles le lendemain, de nous rendre à Lujan de Cuyo, petite bourgade a 20 kms, moins touristique que Maipú. Elle nous indique la bodega familiale Adrover, où on nous fera visiter avec plaisir les installations et le vignoble avant de nous inviter à une dégustation. Roxana comprend bien que nous voulons, de préférence, éviter les très grands domaines qui ont fait des visites de leur propriété une industrie à part entière.
En rentrant à l'hostal, nous tentons de contacter la bodega Adrover pour les informer de notre venue... en vain. Tant pis, nous irons directement frapper à leur porte.

Mercredi 28 janvier. On pourrait appeler cette journée "la journée où tout va de travers" mais comme elle a commencé bien plus mal qu'elle n'a fini, nous ne lui donnerons pas de nom!
Nous nous dirigeons, par le bus local, vers Lujan et nous découvrons ainsi les petits villages qui la séparent de Mendoza.
A notre arrivée, nous nous installons sans grande conviction à une table afin d'aller déguster le vin de l'apres-midi, le ventre plein. Nous avalons une 1/2 pizza plutôt louche qui nous reste sur l'estomac et que nous tenterons d'oublier (et de digérer) quelques heures durant! Notre promenade digestive consiste à quitter le centre de Lujan et de rejoindre la bodega Adrover. Il est 14h30, le soleil cogne fort et la route que nous longeons est très passante, poussiéreuse et bordée de détritus en tout genre... " Mais on cultive de la vigne par ici?!" se dit-on.

Malgré une signalisation bien visible et des visites annoncées à partir de 15h00, nos sonneries chez Adrover restent sans réponse! Nous essayerons à nouveau dans 1/2 heure, le temps de nous engager sur un petit chemin voisin dans l'espoir de dénicher une petite bodega inconnue et de finalement déboucher sur... un chantier! De retour chez Adrover, après quelques appels toujours sans réponse, nous consultons le voisin (qui par chance est sur le pas de sa porte); il nous conseille de revenir vers 17h00, horaire où nous aurons plus de chance de rencontrer un membre de la famille A. ; information immédiatement démentie par le petit de la famille (qui a toujours une oreille qui traîne!) qui nous annonce que les A. sont en vacances pour quelques jours et ne reviendront pas de la journée!
Bilan à 16h00: une pizza suspecte dans le ventre et pas l'ombre d'une bodega à visiter!
Norton, le monstre de l'industrie viticole argentine, possède une propriété un peu plus loin sur la route. Faute de mieux et pour ne pas rentrer bredouille, nous prenons la direction de cette dernière. A l'arrivée, un comité d'accueil un peu particulier: des gardes, en charge de ne laisser accéder que les personnes ayant réservé ou les véhicules de livraison! Nous nous retrouvons un instant dans la peau de Michael Moore ou d'un espion industriel venant voler des secrets de fabrication! On nous indique, faute de pouvoir visiter le vignoble, la boutique ou un autre garde attend de nous "réceptionner"! Dans la boutique, nous nous greffons à un groupe pour la dégustation après qu'une employée nous a "récité" son discours sur la gamme des vins Norton et leur élaboration. Les crus que nous goûtons sont agréables et ont du caractère (Norton, Domaine Pedriel, Malbec 2005 (en rouge) et Norton, Chardonnay, roble (en blanc)).
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à la bodega familiale Cabrini que nous avions vue à l'aller, au cas où!! Et, oh miracle, une accueillante jeune fille nous fait visiter le domaine, les installations tout en nous expliquant l'histoire de la famille Cabrini, immigrés italiens du début du XXème siècle et ce, photos à l'appui. Nous rentrons aux bercails, somme toute satisfaits de notre journée.



Le lendemain, notre séjour mendocino touche à sa fin; un pique-nique dans l'immense Parque San Martin, "poumon" de Mendoza et nous gravissons le Cerro Gloria avant de rentrer à l'hôtel chercher nos sacs et tuer les dernières heures qu'il nous reste.


Cerro Gloria

C'est là l'occasion de faire plus ample connaissance avec une famille de Français, croisée le matin. Le petit (6 ans environ), sorti de table avant tout le monde, vient discuter avec nous et nous raconte sa vie... Nous lui posons quelques questions sur son séjour en Argentine et, après quelques allers-retours à la table de ses parents, il nous trace leur périple écoulé et à venir. Nous apprenons qu'ils (lui, ses parents, son frere et sa soeur) sont partis depuis 9 mois et vont encore voyager 11 mois à travers le monde... à vélo!
Nous nous retrouvons alors avec les 3 enfants autour de la table à jouer à un jeu de cartes dont je ne me souviens, à l'heure où j'écris, ni du nom ni des règles! Alors qu'ils nous quittent pour aller visiter l'aquarium de Mendoza, nous prenons la route pour la gare routière.
Le trajet en bus pour Buenos Aires se passe sans grand événement et la nuit est assez bonne. Contrairement aux autres voyages en bus, le dîner est servi à terre et non à bord, c'est donc l'occasion de partager la table avec une père et sa fillette de 5 ans. Comme beaucoup d'Argentins rencontrés au cours de ces 2 dernières semaines, il nous apparaît très preoccupé par la perception que peuvent avoir 2 jeunes Européens de son pays. Après l'avoir rassuré grâce à des impressions, rencontres et expériences plus que positives et ce, tout en terminant notre 'milanesa', nous remontons dans le bus pour poursuivre le voyage.

Trek vers le toit des Amériques (2/2)

24 janvier. Deuxième jour de trek.


Au programme 6 à 7 heures de marche pour un aller-retour entre Confluencia (3400 m.), campement où nous dormons et Plaza Francia (4200 m.) qui constitue le dernier camp de base pour les rares alpinistes qui tentent la difficile ascension de la face Sud de l'Aconcagua. Cette année, personne ne s'est aventuré sur cette voie classique de l'alpinisme mondial. La très haute montagne est un sport qui coûte cher (équipement, logistique, permis d'accès...) et les effets de la crise mondiale là-aussi se font sentir. Il en sera de même dans le massif du Fitz Roy (en Patagonie) où il a également été notée une baisse importante du nombre d'alpinistes cette année.


Les paysages que nous traversont sont sublimes et nous prenons le temps de les admirer. Nous arrivons au mirador qui, comme son nom l'indique, nous offre une vue incroyable sur l'Aconcagua. Nous sommes à 4200 m d'altitude et face à nous s'élève sur une hauteur de presque 3000 m la "pared Sur" du plus haut sommet de l'hémisphère occidental. Chanceux, nous avons l'honneur et le privilège de voir et d'entendre une avalanche et nous comprenons encore un peu mieux la dangerosité et la difficulté d'une telle ascension.


De retour au bercail, un repas et un repos tous deux bien mérités nous attendent.


Le lendemain, une courte marche nous mène à l'entrée du parc nartional, point de départ et point final de notre aventure.

Trek vers le toit des Amériques (2/2 - photos)


Enfin arrivés!


Avalanche en direct


"Tonton Yoyo, qu'est-ce qu'il y a sous ton grand chapeau?"

(Presque) seuls au monde

Parque nacional del Aconcagua

vendredi 6 février 2009

Entre sol, vino, hielo y viento...

[perdonad por los accentos, el teclado no nos deja ponerlos; lo corregiré dentro de unos dias]

Hace mucho que no escribimos en castellano. Casi se nos olvida... Empezamos a usar el "vos" y palabras raras como un encendedor/mechero (todavía no he dejado de fumar!), la canilla/grifo y sobre todo a dejar de decir 'coger'... que por lo visto hace sonreir la gente según los usos!

Como os lo podéis imaginar no podiamos no ir al pais del vino argentino; en vez de solamente pasar un par de días allí, nos quedamos una semana entera en la zona de Mendoza para disfrutar de todo lo que ofrece: vinos, bodegas, sol y trekking de todos tipos y para todos los niveles.

Al llegar en Mendoza, después de una larga noche en bus, nos encontramos con Mario, el dueño del hostal donde nos quedamos la primera noche. Un tío majete pero que no para de hablar... cuando tienes unas ganas locas de ducharte y que uno te cuenta todos los detalles de su vida... es para matarlo!

Muy rapidamente, decidimos contratar un trekking de 3 dias en el Parque nacional del Aconcagua (la cumbre más alta de toda America... nada más nada menos!) al día siguiente. Muy buena elección puesto que aprovechamos de un tiempazo y que nos lo pasamos bomba con la gente de nuestro grupo. En el grupo coincidimos con 3 Argentinos, 2 Holandeses, 1 Canadiense, 1 Neo Zelandés (con el cual compartimos información sobre nuestros paises) y una Brasileña. Podéis ver fotos del trek más abajo.

Lo único es que tuve un poco de mal de alturas (nausea, nada de hambre y dolor de cabeza) pero entre lo que supuso y lo que ví, lo volvería a hacer si la oportunidad se volviese a presentar!

Allí, acampamos en un campamiento base desde donde los alpinistas (de verdad) salen para subir hasta la cumbre.

A la vuelta a Mendoza, con nuestras agujetas y el cansancio, el ritmo fue mucho más tranquilo y lento. Cambiamos de alojamiento porque el de Mario era un poco regular (ducha fría, sábanas una vez cada dos que no eran del tamano de la cama, ubicación lejana del centro). Íbamos al mercado casi cada día para cocinarnos cosas ricas (en Mendoza, tienen muy buenas frutas y verduras), descansando en nuestro nuevo hostal...

Un día de aquellos, salimos a Luján de Cuyo, pueblo conocido por sus bodegas. Intentamos visitar una pequeña bodega familial pero, en esos días en los cuales todo te sale mal, estaba cerrada por vacaciones! A las 16:00 h todavía no habíamos visto nada ni degustado ningún vino de la zona. Nos dirigimos hacia Norton, el monstro del vino argentino, que obviamente no tenía sitio para visitas! Entramos en la tienda donde por lo menos se pueden probar vinos. Volviendo para casa (un poco decepcionados!) paramos en la Bodega Cabrini, bodega familial, donde nos acojió una chica muy simpática y nos explicó la historia de la familia de inmigrantes italianos, la elaboración del vino y nos hizo probrar... por lo menos volvimos a casa habiendo visto algo!

Dedicamos los demás días a visitar la ciudad y a descansar antes de irnos para Buenos Aires donde teníamos el vuelo en dirección de Patagonia...

Os escribo hoy desde allí donde hemos pasado unos días espectaculares. Nos vamos dentro de un rato...

Nos quedamos aquí una semanita, entre El Calafate y El Chalten, en el Parque nacional de los Glaciares. Fuimos a ver el Glaciar Perito Moreno, una maravilla de la naturaleza que uno no se cansa de observar. Hicimos el Tour alternativo que propone el hostel. Nos llevaron hasta el parque nacional por una ruta secondaria que permite ver flora y fauna asi como paisajes estupendos. Una vez dentro del parque empezamos por la navegación: consiste en una horita en un barco que se acerca mucho al glaciar. Es espectacular puesto que tienes una vista panorámica del glaciar pero a la vez muy cercana. Además, se ven y se oyen muy bien los trozos enormes de hielo que se caen en el lago.

Luego, entramos por las pasarelas que permiten disfrutar de varias vistas del glaciar. Nos encantó ese lugar!

Al día siguiente nos fuimos de El Calafate (ciudad muy turística, un poco desagradable y donde todo es caro!) para ir a El Chalten, pequeña ciudad con muy buen rollo. Dicen que es la ciudad más joven de Argentina. Se creó en el 1984, para definir la frontera con Chile.

Allí lo pasamos genial! Decidimos ir a acampar en el parque (donde hay mil senderos y caminos por los montes). Nos fuimos por la mañana del 2 y volvimos el 4. Una vez más, tuvimos mucha suerte con el tiempo y no llovió en nuestra tienda de campaña y pudimos aprovechar de unas vistas espectaculares sobre el famoso Cerro Fitz Roy, el Cerro Torre y los demás cerros de los cuales no me acuerdo del nombre! Genial...!

Otra vez con agujetas, pasamos el último día en El Chalten, tranquilitos entre el hostal Patagonia, unos senderos super cercita del centro y... la cervecería donde pasamos un buen rato por la tarde antes de coger (!!) el bus de vuelta a El Calafate.

Ya lo sabéis todo family... Como veis, lo pasamos guay Paraguay!!! Seguiremos contando nuestras aventuras aunque os dé mucha envidia. Os echamos de menos...