jeudi 12 mars 2009

Dans le delta du Mékong





C'est à Tam Ho que nous avons élu domicile pour deux jours. Nous voulions passer une nuit chez l'habitant, comme cela se fait beaucoup dans cette zone du delta. Cette activité, très contrôlée par le gouvernement vietnamien (tout le monde ne peut pas recevoir des étrangers comme il l'entend ici), fait que ce lieu s'apparenterait plus à une pension de famille, comportant 3 chambres à l'étage, les pièces de vie de la famille au rez-de-chaussée, un verger et quelques tables pour faire manger les personnes de passage.


Situé sur les berges d'un des nombreux bras du delta du fleuve Mékong, il jouit d'une situation idéale pour rejoindre les marchés flottants de Cai Be, la ville de Vinh Long et l'embouchure du fleuve.
Le fleuve Mékong, aussi étonnant et parfois dégoûtant que cela puisse paraître, s'avère être un "personnage" central du quotidien des autochtones: ils y pêchent (bien sûr), circulent (beaucoup) mais aussi y lavent leur linge, leurs volailles, leurs enfants et enfin y déversent toute de sorte de détritus sur lesquels il ne vaut mieux pas s'attarder. Ici, l'hygiène n'est pas une priorité bien que des efforts soient consentis pour les Occidentaux de passage.


Cai Be et son marché flottant

Et la nuit venue...


Les rives du fleuve Mékong connaîssent leur lot de bruits caractéristiques et y passer une nuit est une expérience singulière. Bien que moins bruyantes que les rues d'Ho Chi Minh, c'est un, somme toute, harmonieux mélange de chants et grincements de volatiles nocturnes, grondements (moteurs de tondeuses!) des embarcations, puis le relais est pris par les coqs et autres chiens, par alternance, pour qu'enfin, vers 5h30, la vie reprenne dans la demeure.
Sous la moustiquaire, dans le noir le plus total, on se prendrait presque pour le personnage d'un livre ou un film dont la scène se déroule dans la jungle indochinoise.

Au fil des eaux du Mékong
Nous embarquons sur une pirogue à moteur et nous dirigeons vers Cai Be et ses environs. Nous accompagnent deux personnes d'un certain âge, lui, conduit et elle, avec son anglais plus qu'approximatif, nous fait la visite. Ils sont tous deux très souriants et, comme on dit en Espagne, "encantadores".
Nous découvrons, en vrac: vergers, jardin de bonsais, des mini bras du fleuve où l'on accède uniquement en sampam (pirogue avec façon croisée de ramer), méthode de fabrication du riz soufflé, des feuilles de riz, des bonbons à la coco...
Ici, quoi que l'on fasse, le dépaysement reste total!



3 commentaires:

mounette a dit…

Il ne manque que les odeurs ! Magnifique comme d'hab, continuez à me faire rêver, je salive à l'idée des bonnes recettes que vous rapporterez .Soyez Sung suong (qui veut dire "heureux" comme chacun le sait !) Gros bisous Maman

PelloTiph a dit…

WWWAAAAOOOUUUHHHH!!!!!!!!!!!!!!!
ENCORE, ENCORE, ENCORE!!!!!!!!!!!!
Au fait, comment va Ulysse??? Parce que Philomène la copine d' Amélie Poulain donnait quand même plus de nouvelles du nain de jardin!!
Merci Muxu

Dede a dit…

Bonjour, tous les deux,
On s'absente une petite semaine et vous, ni vu ni connu, vous changez de continent!!
pendant qu'on essayait de dévaler les pentes enneigées de Serre-Chevalier, vous avez vécu de multiples aventures à la chaleur de l'Asie.
Vous semblez avoir, au Vietnam, les mêmes sensations que j'ai eues lors de mon séjour (pour le mariage d'un copain, il y a quelques années dans l'est de la Thaïlande (au bord du Mékong). J'en ai un souvenir mitigé.
Je vous embrasse très fort et une nouvelle fois merci de nous faire partager tout cela.
L'instant où je m'installe devant l'ordinateur et que je clique sur mes favoris "Heureux qui comme Ulysse", c'est divin!!!