dimanche 29 mars 2009

Hué, cité impériale


Dimanche 15 mars: arrivée à Hué en fin d'après-midi après 3 heures de bus depuis Hoi An. En chemin, nous traversons Danang, port de commerce important, grande ville ne présentant pas de réel intérêt touristique.

Hué, en revanche, compte parmi les must du Vietnam et doit principalement sa renommée touristique à la dynastie des empereurs Nguyen entre 1802 à 1945. En faisant de Hué leur capitale, ils ont légué de nombreux édifices dignes d'intérêt, plus ou mois bien conservés mais tous témoins de l'histoire du pays.

La région de Hué, de part sa position, fut également le théâtre des combats les plus violents de la guerre du Vietnam. Aujourd'hui, il est possible de "visiter" ces sites, de découvrir les tunnels du Vietcong et d'observer tanks et hélicoptères abandonnés ou perdus par l'armée américaine. Nous laissons cela aux passionnés de l'art militaire et nous nous concentrons plutôt sur les visites de demeures, temples et autres tombeaux impériaux.

La citadelle, l'enceinte impériale et la cité pourpre interdite sont imbriquées telles trois poupées russes au coeur de Hué. L'enceinte impériale renferme les plus beaux temples de Hué. Certains ont fortement souffert des destructions françaises au cours de la guerre d'Indochine. L'artillerie américaine et l'aviation Vietcong ont également fait des ravages au sein de la citadelle, après l'offensive du Têt en 1968. Quelques édifices ont été épargnés et renovés, d'autres sont encore en chantier.

Porte Ngo Mom: Accès à l'enceinte impériale

Dans l'enceinte impériale

Les empereurs de la dynastie Nguyen firent construire leur mausolée le long de la rivière des parfums à quelques kilomètres de Hué. Nous avons pu visiter les tombeaux des empereurs Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang. Chacun de ces sites comprend un pavillon abritant une stèle commémorative, un temple, une cour d'honneur flanquée de statues d'éléphants, de chevaux et de mandarins, ainsi que de vastes jardins et étangs. Les différences architecturales entre les tombeaux témoignent de l'évolution et du déclin de la dynastie des Nguyen.

Pavillon du tombeau de l'empereur Tu Duc


Tombeau de l'empereur Khai Dinh

Vue sur les toits - Tombeau de l'empereur Khai Dinh
Tombeau de l'empereur Minh Mang
Tombeau de l'empereur Minh Mang

dimanche 15 mars 2009

Cours de cuisine à Hoi An

Le lieu- le Cafe 96 d'Hoi An




Le cours

Avant que ne commencent les hostilités...

Sous les conseils de Bup, notre prof'!

On apprend à rouler les rouleaux de printemps

Le barbecue, c'est pour les hommes!

Les mets concoctés
* Rouleaux de printemps aux légumes (vapeur et frits)
* Poulet à la citronnelle (lemongrass), à l'ail et à la coriandre
* Poisson cuit dans une feuille de bananier




Pas de photo du poulet... sûrement parce que dégusté trop rapidement!

samedi 14 mars 2009

Hoi An - Galerie de photos


Dans les rues de Hoi An:








Pont couvert japonais (1)


Pont couvert japonais (2)



Site de My Son - Ruines cham


My Son - Haut lieu du royaume Champa

Vue sur le fleuve depuis la maison Tan Ky


Yoan en pleine méditation!

jeudi 12 mars 2009

Dans le delta du Mékong





C'est à Tam Ho que nous avons élu domicile pour deux jours. Nous voulions passer une nuit chez l'habitant, comme cela se fait beaucoup dans cette zone du delta. Cette activité, très contrôlée par le gouvernement vietnamien (tout le monde ne peut pas recevoir des étrangers comme il l'entend ici), fait que ce lieu s'apparenterait plus à une pension de famille, comportant 3 chambres à l'étage, les pièces de vie de la famille au rez-de-chaussée, un verger et quelques tables pour faire manger les personnes de passage.


Situé sur les berges d'un des nombreux bras du delta du fleuve Mékong, il jouit d'une situation idéale pour rejoindre les marchés flottants de Cai Be, la ville de Vinh Long et l'embouchure du fleuve.
Le fleuve Mékong, aussi étonnant et parfois dégoûtant que cela puisse paraître, s'avère être un "personnage" central du quotidien des autochtones: ils y pêchent (bien sûr), circulent (beaucoup) mais aussi y lavent leur linge, leurs volailles, leurs enfants et enfin y déversent toute de sorte de détritus sur lesquels il ne vaut mieux pas s'attarder. Ici, l'hygiène n'est pas une priorité bien que des efforts soient consentis pour les Occidentaux de passage.


Cai Be et son marché flottant

Et la nuit venue...


Les rives du fleuve Mékong connaîssent leur lot de bruits caractéristiques et y passer une nuit est une expérience singulière. Bien que moins bruyantes que les rues d'Ho Chi Minh, c'est un, somme toute, harmonieux mélange de chants et grincements de volatiles nocturnes, grondements (moteurs de tondeuses!) des embarcations, puis le relais est pris par les coqs et autres chiens, par alternance, pour qu'enfin, vers 5h30, la vie reprenne dans la demeure.
Sous la moustiquaire, dans le noir le plus total, on se prendrait presque pour le personnage d'un livre ou un film dont la scène se déroule dans la jungle indochinoise.

Au fil des eaux du Mékong
Nous embarquons sur une pirogue à moteur et nous dirigeons vers Cai Be et ses environs. Nous accompagnent deux personnes d'un certain âge, lui, conduit et elle, avec son anglais plus qu'approximatif, nous fait la visite. Ils sont tous deux très souriants et, comme on dit en Espagne, "encantadores".
Nous découvrons, en vrac: vergers, jardin de bonsais, des mini bras du fleuve où l'on accède uniquement en sampam (pirogue avec façon croisée de ramer), méthode de fabrication du riz soufflé, des feuilles de riz, des bonbons à la coco...
Ici, quoi que l'on fasse, le dépaysement reste total!



Le vrai et le "pho"


Sur un marché à Ho Chi Minh

Un passage au Vietnam vaut qu'on tente le pho. Je dirais même, il faut s'essayer au pho bô. Encore une fois, kesako que ce pho bô?
Il s'agit du petit déjeuner vietnamien par excellence qui se compose d'un bouillon de légumes dans lequel on cuit des nouilles de riz, toutes sortes de légumes et auquel on ajoute du boeuf ; ceci, pour le vrai pho mais il existe des variantes. Chaque famille, région ou échoppe y ajoute sa touche personnelle / locale.
A 10h00 du matin, à la pause de mi-matinée, il est le bienvenu et s'apprécie à sa juste valeur, à 7h00, au saut du lit, il a un peu plus de mal à passer...
La cuisine vietnamienne
Déjà initiés aux succulents mets qu'offre la gastronomie vietnamienne grâce aux talents de Maya (surtout) et à divers passages dans des restaurants tenus par des ressortissants de cette ancienne colonie française, nous goûtons, chaque jour, de nouvelles préparations à base de riz (vapeur, soufflé, sauté, sous forme de nouilles, de fines feuilles (cf. rouleaux de printemps), de légumes aussi frais que variés, de fruits tantôt sucrés, tantôt acidulés, fermes ou gélatineux comme les ananas, longans, les mites / jackfruit, les durians, rambutans (sorte de litchi), etc.
Bonbons à la coco de Cai Be, riz soufflé au sucre de gingembre, pho bô (bien sûr), rouleaux de printemps au poisson du delta... après 3 jours au Vietnam, voilà tout ce qu'on a déjà pu déguster!


Tout plein de fruits

Le fameux poisson du delta

Feuilles de riz en train de sécher au soleil


Ananas acheté sur le marché flottant de Cai Be et aussitôt découpé!

Le golden jackfruit ou fruit merveilleux des Maharajas issu du jacquier duquel on obtient une délicieuse chair riche en vitamines et en saveurs

Contrastes



Vietnam - Arrivée le vendredi 6 mars à Ho Chi Minh Ville

Le rythme reposant (voire ennuyeux!) ainsi que nombre d'autres aspects de la Nouvelle-Zélande contrastèrent violemment à l'heure de connaître nos premières expériences vietnamiennes: activité à toute heure, bruits et odeurs en tout genre, effervescence, trafic désordonné mais cependant efficace, surpopulation, etc. sont autant de "claques" que nous prenons en pleine figure... eh oui, ce sont nos premiers pas en Asie! Comme des nouveaux-nés (clin d'oeil à tous les futurs parents de notre entourage et Dieu sait qu'il y en a!), nous nous habituons à ce nouvel environnement.
Malgré le choc culturel, nous sentons que ce pays va nous plaire; les gens y sont chaleureux et la cuisine est bonne... Essentiel!

samedi 7 mars 2009

Au pays des volcans pas tout à fait éteints!





Les 6 heures de route pour relier Coromandel Peninsula à Tongariro National Park passent comme une lettre à la poste. Nous nous offrons même le luxe, en chemin, de faire la tournée des auberges de jeunesse de Taupo pour choisir, cartes en main, celle qui nous accueillera sur le chemin du retour, 3 jours plus tard.
Arrivés à Whakapapa Village, nous prenons possession de notre bungalow. Puisqu'il ne restait plus de place en auberge, ce soir ce sera grand luxe: bungalow avec cuisine et salle de bain privées. Oui oui oui, on ne se refuse rien!

01/03
Le petit village de Whakapapa se compose essentiellement d'un camping, de quelques hôtels dispersés et de l'office de tourisme ayant également fonction de petit musée sur le Tongariro National Park. Au programme, maquettes sur l'activité volcanique, photos des dernières éruptions et possibilités de randonnées dans la région. Le tour du propriétaire ne nous prend que quelques minutes et nous nous dirigeons ensuite vers la station de ski. Bien sûr pas de neige en vue puisque nous sommes en plein été mais ce sera l'occasion de nous promener un peu dans le parc national.
Quand d'autres choisissent le saut à l'élastique ou en parachute pour connaître les sensations fortes qu'a priori tout voyage en Nouvelle-Zélande doit vous apporter, nous optons plus modestement pour... le télésiège. A au moins 10 mètres du sol, confortablement assis sur le petit banc de bois suspendu, quelle folie! Il fallait oser, n'est-ce pas?
02/03
Randonneurs ou chenilles processionnaires.

Le Tongariro Alpine Crossing, randonnée d'une journée, est sans conteste une belle randonnée. Mais celle-ci est toujours presentée - à tort ou à raison, le débat est inutile et sans intérêt - comme la plus belle randonnée d'une journée en Nouvelle-Zélande. Cette réputation en fait donc une destination très prisée, au point que le sentier, en un jour ensoleillé comme celui-ci, se transforme en véritable chemin de procession. Les chenilles étaient pêle-mêle des randonneurs correctement équipés, des marcheurs en short et baskets pour qui, il vallait mieux que le temps ne se gatât pas, et une classe (ou deux) de jeunes élèves de 10-12 ans. Ceux-là avaient dû bavarder beaucoup trop en classe et comme punition, 7 heures de marche étaient censées les remettre sur le droit chemin... de randonnée. Certains portaient des sacs énormes qui semblaient plus lourds qu'eux: les plus indisciplinés se disait-on.
En pleine descente!
G.I. Jo!!

Au fait, on ne vous avait pas présenté notre voiture de l'île du Nord!