Découvrir des paysages à couper le souffle et sortir des sentiers battus avec notre guide étaient les objectifs évidents de notre semaine dans le nord-ouest vietnamien. On s'imaginait bien qu'on allait cotoyer des personnes issues de certaines des 54 minorités ethniques que compte le Vietnam et en apprendre plus sur leurs modes de vie et leurs traditions; on a finalement fait de magnifiques rencontres et ces visages, sourires et autres discussions (par gestes!) resteront gravés dans nos esprits et surtout dans nos coeurs, pour un bon moment!
Jean-Paul Thin, notre guide connaît particulièrement bien les minorités du nord du Vietnam et s'intéresse à leur tradition et à leur évolution dans la société vietnamienne depuis plus de 15 ans.
Hmongs fleuris - Fillette portant son très jeune frère et aidant son autre frère sur le chemin de retour du marché
Jeune femme thai
Femmes Dao rouges
Jadis, ces populations étaient appelées "montagnards" par les Français car elles résident en altitude, loin des axes de communication contrairement aux Vietnamiens qui préfèrent vivre dans les villes et se rapprochent toujours du bord des routes.
Aujourd'hui les minorités bénéficient d'aides particulières de l'Etat vietnamien et ce, tout d'abord parce ce sont des populations très pauvres, qui vivent dans de mauvaises conditions sanitaires, ensuite parce que l'Etat a pour volonté d'apaiser leurs revendications indépendantistes. Mission accomplie pour l'Etat puisque les enfants (qui bénéficient d'une éducation gratuite assortie d'une ration de riz pour chaque journée de présence) vont maintenant à l'école et apprennent le vietnamien, les parents se voient dans l'obligation, du fait du développement du tourisme, d'améliorer les conditions d'hygiène (séparation entre le foyer et l'habitat des animaux (porcs, volailles), etc.) et des puits et arrivées d'eau sont installés dans les villages. Par exemple, l'ethnie des Hmongs était surnommées les Meo par les Vietnamiens, ce qui signifie "chat", sous-entendu" qui n'aime pas l'eau". Les enfants tout comme que le logement sont souvent très sales et poux et puces sont des invités fréquents chez les populations des montagnes.
Ces évolutions ne touchent bien entendu pas toutes les populations mais celles qui ont fait le choix de se rapprocher des vallées et de se sédentariser. Tous ces changements, associés à des influences extérieures toujours plus présentes, amènent aussi leur lot de problèmes: mendicité, perte des repères et des savoirs traditonnels, prostitution, etc.
Au cours de notre semaine dans le nord-ouest, nous avons croisé nombre d'ethnies hautes en couleurs et les noms de certaines d'entre elles nous auront échappé mais je vais tenter de me rafraîchir la mémoire et de vous transmettre nos rencontres sur les hauts plateaux du Tonkin.
Une famille de Dao blancs, nos hôtes (Ngat et son fils), près du lac de Yen Bai (Jour 1)
Maison des Dao blancs (identique à celle dans laquelle nous avons logé la 1ère nuit de notre boucle)
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