mercredi 15 avril 2009

Notre périple japonais (Honshu - Kyushu - Shikoku)



Ci-dessus notre périple détaillé. Liste des villes où nous avons fait escale (et où nous avons eu des correspondances)

Aéroport de Tokyo Narita - Tokyo - Kyoto - Musée Miho (via Ishiyama) - Nara - Kyoto - Himeji - Hiroshima - Miyajima - Hiroshima - Fukuoka/Hakata - Beppu - Saeki - Sukumo - Nakamura - Ashizuri Misaki - Nakamura - Kubokawa - Uwajima - Matsuyama - Takamatsu - Ile de Megi-jima - Kyoto - Tokyo - Aéroport de Tokyo Narita

Baie d'Halong



Passage incontournable de tout voyage au Vietnam, la baie d'Halong mérite sa réputation de merveille naturelle et vaut vraiment le détour malgré l'exploitation touristique dont elle fait l'objet.

Au départ d'Hanoi, un minibus passe nous prendre à l'hôtel et nous nous retrouvons en compagnie d'une dizaine de touristes. En route pour Halong. Parmi nos compagnons de voyage, figure un couple de jeunes espagnols avec qui nous échangeons. Evoquant Madrid bien entendu. Le chauffeur et l'accompagnateur ne semblent pas trop se soucier de notre petite équipe et ne nous donnent aucune information quant à la suite du programme.

Arrivés à Halong, nous avons la surprise d'être séparés de notre petit groupe. Notre parcours commun s'arrête là. Au revoir et à bientôt qui sait. Après une courte attente, nous embarquons sur la belle jonque que nous avions choisie au moment de réserver l'excursion. Trois belles cabines avec salle de bain, une jolie petite salle avec bar pour les repas, le pont élégant avec parquet en bois et transats pour lézarder, le tout est au-delà de nos espérances.


Notre jonque durant l'espace de 2 jours.

Deux nouveaux touristes montent à bord. Français. Lui, vétérinaire à la retraite, elle, infirmière en activité. Lui, a beaucoup voyagé, est cultivé, s'exprime très bien et parle beaucoup. Elle, du coup, n'a pas trop l'occasion d'en placer une! La discussion s'engage facilement et rapidement. Nous déjeunons tout en bavardant, ne voyant pas le temps passer à tel point que leur guide se sent obligé de nous interrompre pour nous rappeler que depuis quelques minutes, nous sommes entrés dans ce qu'il qualifie de huitième merveille du monde. Le déjeuner terminé, nous nous dirigeons donc vers le pont pour prendre le soleil et surtout admirer et photographier le paysage qui s'offre à nous.



Magnifique, somptueuse, la baie d'Halong nous étonne d'abord par ses dimensions. Nous naviguons - à faible vitesse il est vrai - depuis une heure environ et n'avons parcouru q'une infime partie de cet endroit merveilleux. Les formations rocheuses, de toutes formes et de toutes tailles, se dressent devant nous telle une infine série d'obstacles aux couleurs vives se reflétant dans l'eau.









Nous partons ensuite à la découverte d'une grotte qui n'a rien d'un paradis secret puisque s'y presse et s'y entasse quantité de touristes. L'endroit, au charme certain, contraste par l'agitation qui y règne avec notre jonque bien tranquille. Nous croisons en chemin les jeunes espagnols, qui, inquiets de notre sort, se demandaient où nous étions passés.



Nous reprenons notre croisière jusqu'à faire escale au large d'un îlot depuis lequel nous profitons de la vue, assis sur la plage. Je me risque même à une baignade malgré la propreté plutôt douteuse de l'eau. Evitons de boire la tasse et une bonne douche ensuite fera l'affaire!

Le soir, nous avons le privilège de goûter à la fameuse cuisine impériale. Rien d'extraordinaire côté saveur mais des efforts de présentation absolument inouis. Un véritable travail d'artiste à partir de découpes infiniment minutieuses. Parmi ce défilé de prouesses:


Bouquet de crudités: pétales de carottes et cocombres - fleurs de poivrons...


Mention spéciale pour la coupe de la carotte qui entoure ce poisson. Ce "filet" est réalisé à partir d'une seule carotte!

Le lendemain matin, nous rentrons tranquillement vers Halong. Au fur et à mesure que nous approchons le port, la mer nous paraît de plus en plus sale. Détritus en tout genre, graisse formant une pellicule à la surface de l'eau...
L'exploitation touristique incontrôlée du site et l'absence de toute gestion des déchets qu'elle engendre met en danger cette merveille naturelle. Reste à espérer que les décisions nécessaires seront prises... à temps!

mardi 7 avril 2009

Hanoi



Alors que nous nous trouvons actuellement dans le train Shinkansen entre Tokyo et Kyoto, je fais un gros effort de mémoire pour me remémorer les sensations, souvenirs et impressions connues quelques jours auparavant à Hanoi.
Ce n'est pas si facile tant cette ville contraste avec le Japon! Je parlerai dans un premier temps de tout ce que les gens n'aiment pas à Hanoi (pour pouvoir finir par le positif!); ayant élu domicile dans la ville vieille, quartier commerçant authentique, emprunt d'histoire et plein de vie, il faut avouer que la pression touristique et les sollicitations (et arnaques!) en tout genre y sont de mise! Plusieurs voyageurs en provenance du Laos, du Cambodge et/ou de Thailande, rencontrés au fil de nos périgrinations, disaient leur déception face au manque de rapports humains (autres que liés à l'argent!) qu'ils avaient pu lier avec les Vietnamiens (surtout à Hanoi) et regrettaient les arnaques déjà subies. Le contraste était net avec ce qu'ils avaient connu auparavant. A l'instar des "motorbike, motorbike" ou des pousse-pousses plus qu'insistants, toute acquisition (eau, bananes, nuits d'hôtel, bol de pho...) doit être l'objet de marchandages... certains adorent... nous, pas vraiment!


Mais, tout ceci est bien peu gênant lorsqu'on se met à flâner dans la ville et à s'en imprégner. S'asseoir sur un minuscule tabouret au bord du trottoir et prendre un thé en observant le va-et-vient des motos plus ou moins chargées (de 1 à 5 personnes), des taxis, pousse-pousses, vélos, vendeurs ambulants et touristes aussi...



En passant par une ancienne demeure de la rue Ma May, maintenue dans les conditions de vie du XVIIIème siècle, ce sont les coutumes et les légendes qui nous sont livrées: comme par exemple l'importance des anciens ou encore le culte des morts.
Au Temple de la Littérature, on comprend mieux comment a été constituée et structurée l'élite de l'université vietnamienne et on y découvre l'influence du confucianisme.
Dimanche matin, nous nous joignons aux familles vietnamiennes pour le spectacle de marionnettes sur l'eau qui conte des histoires simples et joliment mises en scène : légende de l'Epée restituée, danse des fées, travaux des champs, partie de pêche, combat de lions, etc.

Dans un resto bien sympa

Quant au très riche Musée d'Ethnograhie, nous nous y étions rendus lors de notre premier passage à Hanoi (le 19/03), pour préparer le terrain et avoir quelques notions sur ce que nous allions rencontrer lors de la boucle dans le nord-ouest.


"Bia" (bière) au carrefour de Ta Hien

Le lac Hoa Khem

Enfin, pour nous, Hanoi a aussi été synonyme de balades autour du Lac Hoa Khem, de rencontres au carrefour de Ta Hien, devant des "bia" à 3000 dongs: l'Australienne (on ne s'est même pas demandé nos prénoms!), Louis le Québécois, Than le Vietnamien..., de bons repas au restaurant (mention spéciale pour le Little Hanoi!) et de beaucoup d'autres choses encore.

dimanche 29 mars 2009

Quelques photos de nous (pour Raphaël et pour les autres aussi)


Balade dans les rizières, Mai Chau (1)


Balade dans les rizières, Mai Chau (2)


A Can Cau

Sur le vif... (quelques anecdotes en vrac)


Jour 1: Cueillette des feuilles de thé. Nous nous arrêtons pour échanger avec ces deux femmes

Jour 1: A Viet-Tri, Jean-Paul (le coquin) nous propose de nous arrêter pour prendre un café. Nous faisons donc halte dans un de ces endroits, comme il y en a tant sur le bord de la route, dont la porte d'entrée est un rideau de bandelettes en plastique (comme chez Mamie quand on était petits!). Alors que nous sirotons un café viet tous les quatre, les "serveuses" nous proposent un massage. En réalité, Jean-Paul et moi ne sommes pas concernés par la proposition, les cibles sont plutôt Thin et Yoan!!! Je me fais confirmer la théorie de la maison de passe (qui était pourtant évidente... en 2009, j'suis toujours aussi longue à la détente!) en remontant dans la voiture et nous comprenons mieux la présence de panneaux de prévention contre le SIDA sur le bord des routes. Malgré les apparences, le fléau sévit dans des zones pourtant reculées du Vietnam, véhiculé par une prostitution qui touche des filles très jeunes, parfois déjà mères. JP ne nous ménage pas, et ce dès le 1er jour, et nous fait voir toutes les réalites de son pays, quelles qu'elles soient.


Jour 1: Nous nous arrêtons sur le bord de la route pour admirer le paysage et discuter avec des locaux.


Jour 3: A Can Cau, cette mère allaite son bébé, porte un autre enfant dans son dos et discute avec ses amies quand soudain, le nourisson, alors qu'il continue son repas, défèque dans la marmite et sur la jupe d'une des amies de sa mère...


Jour 4: Sapa, une vieille femme Dao rouge brode


Jour 4: Cette très jeune mère hmong et sa mère devaient rejoindre leur village, 40 kms plus loin. Nous leur proposons de les rapprocher et elles montent dans notre véhicule. Habituées à se déplacer à pied, le voyage en voiture se passera plus que difficilement pour la mère qui vomira tout le trajet...


Jour 5: Sur la route entre Muong Lay et Son la, nous partageons une papaye avec des femmes sur le marché de Thuan Chau et rigolons bien avec elles, grâce à la traduction quasi simultanée de JP!


Douche au bord de la route


Sieste au bord de la route


Partie d'échecs chinois


Enfants qui jouent, sur un marché


Déjeuner sur le marché de Can Cau


Coiffeur sur le marché de Can Cau

Boucle du nord-ouest - Couleurs et horreurs des marchés


Petit déjeuner au marché de Sapa


Fritures variées

A chaque fois, c'est une façon de voir un condensé de scènes de vie. Belles étales de fruits, légumes et herbes fraîches mais aussi tripailles, sang frais et têtes de chien (de bon matin!), nous sommes passés par moultes sensations face à la richesse et à la diversité qu'offrent les marchés vietnamiens.


A Muong Lay, de bon matin: sang frais et tripes de porc au menu!

D'Hanoi à Can Cau en passant par Son La, on y fait le commerce d'une myriade de produits: outils, paniers, tissus, vêtements, accessoires, animaux vivants (chevaux, porcs, buffles, poulets), viande, épices, légumes et fruits, tabac (à tester sur place, en partageant une pipe à eau), plats préparés à consommer in situ. Des coiffeurs, médecins et diseurs de bonne aventure y proposent aussi leurs services.


Marché de Sapa


Etale de viande de chien ("Thit Cho", comme on dit ici) à Son La


Poulets blancs et noirs, Sapa

Le marché de moyenne montagne de Can Cau attire beaucoup de monde: ethnies qui vivent en altitude, populations de la vallée (Bac Ha) mais aussi des Chinois, la frontière avec la Chine étant à seulement 13 kms.


Vers à soie




Tofu, à Can Cau. Ne surtout pas en manger selon Jean-Paul car rempli de bactéries et maladies!


A Can Cau

Maquignons à Can Cau


Marché haut en couleurs de Can Cau (1)


Marché haut en couleurs de Can Cau (2)


Marché sur le route de Yen Bai

Volailles, marché sur le route de Yen Bai


En-cas de 10h00, marché paysan sur la route de Yen Bai

Boucle du nord-ouest - Minorités ethniques



Découvrir des paysages à couper le souffle et sortir des sentiers battus avec notre guide étaient les objectifs évidents de notre semaine dans le nord-ouest vietnamien. On s'imaginait bien qu'on allait cotoyer des personnes issues de certaines des 54 minorités ethniques que compte le Vietnam et en apprendre plus sur leurs modes de vie et leurs traditions; on a finalement fait de magnifiques rencontres et ces visages, sourires et autres discussions (par gestes!) resteront gravés dans nos esprits et surtout dans nos coeurs, pour un bon moment!
Jean-Paul Thin, notre guide connaît particulièrement bien les minorités du nord du Vietnam et s'intéresse à leur tradition et à leur évolution dans la société vietnamienne depuis plus de 15 ans.

Hmongs fleuris - Fillette portant son très jeune frère et aidant son autre frère sur le chemin de retour du marché


Jeune femme thai




Femmes Dao rouges



Jadis, ces populations étaient appelées "montagnards" par les Français car elles résident en altitude, loin des axes de communication contrairement aux Vietnamiens qui préfèrent vivre dans les villes et se rapprochent toujours du bord des routes.

Aujourd'hui les minorités bénéficient d'aides particulières de l'Etat vietnamien et ce, tout d'abord parce ce sont des populations très pauvres, qui vivent dans de mauvaises conditions sanitaires, ensuite parce que l'Etat a pour volonté d'apaiser leurs revendications indépendantistes. Mission accomplie pour l'Etat puisque les enfants (qui bénéficient d'une éducation gratuite assortie d'une ration de riz pour chaque journée de présence) vont maintenant à l'école et apprennent le vietnamien, les parents se voient dans l'obligation, du fait du développement du tourisme, d'améliorer les conditions d'hygiène (séparation entre le foyer et l'habitat des animaux (porcs, volailles), etc.) et des puits et arrivées d'eau sont installés dans les villages. Par exemple, l'ethnie des Hmongs était surnommées les Meo par les Vietnamiens, ce qui signifie "chat", sous-entendu" qui n'aime pas l'eau". Les enfants tout comme que le logement sont souvent très sales et poux et puces sont des invités fréquents chez les populations des montagnes.
Ces évolutions ne touchent bien entendu pas toutes les populations mais celles qui ont fait le choix de se rapprocher des vallées et de se sédentariser. Tous ces changements, associés à des influences extérieures toujours plus présentes, amènent aussi leur lot de problèmes: mendicité, perte des repères et des savoirs traditonnels, prostitution, etc.

Au cours de notre semaine dans le nord-ouest, nous avons croisé nombre d'ethnies hautes en couleurs et les noms de certaines d'entre elles nous auront échappé mais je vais tenter de me rafraîchir la mémoire et de vous transmettre nos rencontres sur les hauts plateaux du Tonkin.


Une famille de Dao blancs, nos hôtes (Ngat et son fils), près du lac de Yen Bai (Jour 1)


Maison des Dao blancs (identique à celle dans laquelle nous avons logé la 1ère nuit de notre boucle)


Abri pour porcs, dans un village hmong (près de Bac Ha)


Cuisine, chez les Hmongs (près de Bac Ha)

Vieille femme de l'ethnie des Hmong noirs, égrainant le maïs




Hmongs fleuris, sur le route du marché de Can Cau

Hmongs fleuris sur le marché de Can Cau